La politique agraire de Leclerc
Article Numéro 4.43 Adultes et universitaires
Soumis par: FFCA-PHCS
Date: 3 février 2014
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Source: Madiou, Tome II, pp 350 – 355

Les instructions passées par Leclerc en rapport à l’agriculture et aux champs suffisent à faire comprendre que le peu de liberté gagnée allait être à nouveau aliénée.

Le gouvernement défendit aux notaires de passer des ventes de terre de moins de 50 carreaux. Le cultivateur ne put devenir propriétaire, il demeura sur les … des habitations. On crut qu’en les réunissant par centaines sur un seul point, il serait plus facile de les contenir.  Le système des grandes habitations favorisera au contraire l’insurrection et la plus légère étincelle produira dans les immenses ateliers que formaient les cultivateurs l’explosion et l’embrasement…  Cependant, les jardins légumiers, situés à moins d’une lieue des villes, n’étaient pas compris dans l’arrêté du capitaine-général, qui défendait de cultiver … des propriétés de moins de 50 carreaux.  Le cultivateur ne pouvait épouser une femme d’une habitation autre que celle sur laquelle il était attaché, à moins d’une dispense du capitaine général lui-même.  C’était un nouvel obstacle qu’on créait aux rapports des cultivateurs entre eux, entre les hommes qui communiquent afin de les empêcher de se transmettre leurs idées et de s’électriser.

Lorsqu’un cultivateur ouvrier ou domestique voulait voyager dans le quartier où il avait son domicile, il se faisait délivrer gratis par les commandants de place des cartes de sûreté.  Le cultivateur que la gendarmerie rencontrait sur les grandes routes, sans être muni d’une carte de sûreté, devait être arrêté et emprisonné.  Les passeports pour voyager dans l’intérieur de la colonie étaient délivrés gratis.  Ces passeports  devaient servir pendant trois mois.  Mais il n’en était délivré aux cultivateurs et ouvriers que pour des jours et lieux déterminés… Les cultivateurs se réunissaient la nuit et conspiraient la perte de leurs anciens oppresseurs.  Quand ils étaient arrêtés, ils étaient livrés au dernier supplice.

… Les propriétés de tous ceux qui avaient été embarqués avec l’ancien gouverneur demeurèrent séquestrées.

D’après vous, quel était le but ou les buts de Leclerc quand il ordonna aux notaires certaines mesures en rapport aux propriétés et terrains à Saint-Domingue ?

Quel était le but des restrictions et limites imposées sur les déplacements ?

Pourquoi les libres et esclaves se réunissaient la nuit ?

Les règlements imposés par Leclerc eurent-ils un effet positif ou négatif ?  Furent-elles efficaces ou non ?

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