Les supplices infligés aux esclaves
Article Numéro 3.20 Adultes, jeunes et lycéens
Soumis par: FFCA-PHCS
Date: 26 août 2013
Nombres de Visiteurs: 1 139
Commentaires: 0
Source: De Vaissière, Pierre. Saint Domingue : 1629-1789 - La société et la vie créoles sous l’ancien régime. Perrin et Co, 2e édition, octobre 1908.

Les mutilations

Quelques maîtres préfèrent: la mutilation des oreilles, qui suit le supplice de la pendaison par les oreilles; la mutilation d’une jambe; l’arrachement de dents; les incisions des flancs sur lesquels on verse du lard fendu; la mutilation honteuse, épouvantable, des parties viriles. Le mulâtre, Baron de Vastey, écrit : “ont-ils comme vous, pendu des hommes la tête en bas; les ont-ils noyés; renfermés dans des sacs; crucifiés sur des planches, enterrés vivants, pilés dans des mortiers?

…Ont-ils fait mettre des hommes et des femmes dans des boucauts hérissés de clous, enfoncés par les deux bouts, roulés sur le sommet des montagnes, pour être ensuite dévorés par des chiens anthropophages, jusqu’â ce que ces dogues, repus de chair humaine, …se refusassent à servir d’instruments de vengeance de ces bourreaux qui achevaient les victimes à demi dévorées à coup de poignard ou de baïonnettes?

QUESTIONS

 

Qu’entend-on par mutilation ? A quelles parties du corps les colons s’attaquaient-ils dans le cas des mutilations ?

Dans quel état se trouvaient par la suite les esclaves mutilés ? 

Pouvaient-ils alors travailler après ?  Si non, pourquoi ?  Si oui, quelles limites avaient-ils par la suite de certaines mutilations?

Connaissez-vous, actuellement, des gens mutilés mais pour d’autres raisons ?  Expliquez.

*Thumbnail source:

Laisser un commentaire