Les ventes d’esclaves dans les colonies
Article Numéro 3.08 Adultes, jeunes et lycéens
Soumis par: FFCA-PHCS
Date: 3 juin 2013
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Source: De Vaissière, Pierre. Saint Domingue : 1629-1789 – La société et la vie créoles sous l’ancien régime. Perrin et Co, 2e édition, octobre 1908.

Entièrement nus, un auteur nous signale la curieuse habitude de certains trafiquants d’esclaves, qui lèchent le menton des nègres qu’ils marchandent pour découvrir, au goût de la sueur, s’ils ne sont pas malades, et s’assurer si le poil du menton n’est pas d’une force à indiquer un âge plus avancé que la déclaration.

Au Cap, des administrateurs coloniaux envoyant, le 24 mai 1784, la description de ce qu’ils on vu écrivent:  la visite que le ministère public a fait faire de sept des magasins à nègres existant et actuellement remplis, nous a présenté le tableau révoltant de morts et de mourants jetés pêle-mêle dans la fange.  Et l’on ne peut blâmer l’usage qui de plus en plus tendit à se généraliser de la vente des esclaves à bord des navires.

Aussitôt acheté, l’esclave est estampé, c’est-à-dire reçoit l’impression au fer chaud, sur les deux côtés de la poitrine, des initiales ou de la marque particulière de son nouveau maître.  L’étampe, dit le Père Labat, est une lame d’argent mince tournée de façon qu’elle forme un chiffre et qui est jointe à un petit manche.  Quand on veut étamper un nègre, on fait chauffer l’étampe sans la laisser rougir, on frotte l’endroit où on veut appliquer avec un peu de suif ou de graisse, on met dessus un papier huilé ou ciré et on applique l’étampe dessus le plus légèrement possible.  La chair s’enfle aussitôt et quand l’effet de la brûlure est passé, la marque reste imprimée dans la peau sans qu’il soit possible de la jamais effacer.

Après l’étampe, on fait ensuite expliquer à l’esclave son devoir par un interprète, les premiers principes de la religion par un missionnaire, puis immédiatement, d’après son âge, il est versé dans l’un des trois ateliers qui existent : le grand atelier, composé des nègres les plus vigoureux, le deuxième atelier est composé des nègres faibles, de jeunes nègres et de femmes; le troisième atelier ou atelier de fourrage où sont mis les enfants qu’on occupe à ramasser du fourrage, sous l’inspection d’une vieille femme.  Dans les deux derniers ateliers, le travail est modéré, mais dans le grand atelier, il est excessif.

QUESTIONS

Quelles étaient les traitements imposés aux esclaves à leur arrivée dans la colonie ? Décrivez chacun d’eux.

Identifiez chacun des étapes de l’étampe ?

Identifiez les différents ateliers. Qui y mettait-on ?.  Comment choisissait-on les esclaves devant y être mis ?

Quel travail faisaient les esclaves dans chacun des types d’ateliers existant ? 

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